L’agrégation agricole en débat à Marrakech

La ville de Marrakech a abrité, ce mercredi 4 avril, un séminaire national sur l’agrégation agricole, sous le thème « L’union fait la force agricole ».

Ce séminaire, présidé par le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, a rassemblé 350 participants du secteur agricole: chambres d’agriculture, fédérations professionnelles et interprofessions, agrégateurs actuels et potentiels, institutions financières et d’assurance, départements ministériels concernés ainsi que des organismes internationaux et bailleurs de fonds.

« Le système d’agrégation, qui a prouvé son efficacité, représente l’avenir du secteur agricole au Maroc », a souligné le ministre à cette occasion.

« Quelque 49.000 agriculteurs marocains sont actuellement agrégés et bénéficient de tous les avantages de ce modèle novateur d’organisation des agriculteurs octroyés par l’Etat dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) », a-t-il ajouté.

Et de noter que 200.000 autres agriculteurs travaillent avec ce système sans être agrégés et sans bénéficier des subventions de l’Etat. « C’est cette frange qui est visée par les stratégies du ministère », a-t-il encore expliqué, appelant à encourager les investisseurs à intensifier le recours à ce modèle novateur d’organisation des agriculteurs, qui permet de soutenir notamment les petits agriculteurs possédant 1 à 2 hectares.

Organisé par l’Agence pour le développement agricole (ADA), ce rendez-vous a pour objectif de faire le bilan de la situation actuelle de l’agrégation agricole, de sensibiliser les acteurs et de présenter un dispositif pratique et des mesures opérationnelles pour enclencher l’accélération et la dynamisation de la mise en place de projets d’agrégation réussis.

En amont de cet événement, l’ADA a lancé des concertations avec les acteurs du secteur, pour recueillir leur évaluation de la situation actuelle.

L’ADA a ainsi présenté les principales recommandations recueillies et qui portent principalement sur:

  • – la révision des critères et des normes d’éligibilité pour certaines filières,
  • – la proposition de nouveaux modèles d’agrégation tels que des projets autour de plates-forme de commercialisation,
  • – la proposition de nouvelles filières de production pour l’agrégation,
  • – l’assouplissement de la procédure d’approbation des projets d’agrégation et de la procédure d’octroi des subventions,
  • – la mise en place de nouvelles incitations spécifiques à l’agrégation agricole.

Cet évènement a également été l’occasion de présenter des témoignages émanant des expériences menées par plusieurs agrégateurs, d’écouter l’avis et la vision des représentations et associations professionnelles, ainsi que celui des institutions financières et d’assurance.

L’agrégation permet aux agriculteurs de contourner les difficultés liées à la taille des exploitations agricoles. Elle permet aux agrégés de tirer profit des techniques modernes de production, de financement et d’accès aux marchés intérieurs et extérieurs. Pour leur part, les agrégateurs assurent l‘approvisionnement de leurs unités agro-industrielles par des produits de qualité, avec une traçabilité assurée.