Fédération Interprofessionnelle Marocaine de Production et d'Exportation des Fruits et Légumes
13 Avr 2018

Les primeuristes sollicitent l’accord bilatéral Espagne-France

Les exportateurs de tomates espéraient que les expéditions subissent, à Algésiras, le contrôle documentaire et un tirage au sort pour identifier les 5% des chargements qui devraient passer le contrôle physique à Perpignan. Néanmoins, depuis janvier 2018, les autorités portuaires espagnoles effectuent l’ensemble des contrôles.

Depuis le premier janvier 2018, la tomate marocaine a été soumise à l’obligation de délivrer le certificat phytosanitaire (CP) puisque l’UE a adopté, le 28 avril 2017, la directive révisée n°2000/29/CE, qui instaure l’obligation de ce document pour les importations au départ de pays tiers. Et aujourd’hui, la requête du Maroc de réduire le taux de contrôle à 5% à l’instar du poivron, a été adoptée le 15 décembre 2017 par la direction générale de santé de l’UE (DGS). «Cette réduction est le fruit d’un travail de coordination entre la profession représentée par l’Association marocaine des conditionneurs maraîchers (AMCOM), la représentation marocaine à l’UE, l’ONSSA et l’EACCE à travers ses délégations installées à Bruxelles et Perpignan en plus des professionnels et opérateurs marocains présents à Saint-Charles», explique Samir Belghol, directeur de l’Apefel, chargé par l’AMCOM de la coordination de ce dossier.

L’accord bilatéral Espagne-France sollicité
Parmi les mesures susceptibles d’atténuer les répercussions de cette barrière non tarifaire sur la fluidité des exportations marocaines, est l’application de l’accord bilatéral Espagne-France. Ce dernier permet d’effectuer uniquement le contrôle identitaire et documentaire au port d’Algésiras et laisser le contrôle physique à Perpignan. En début de cette année, les producteurs-exportateurs ont espéré que les exportations de tomates subissent, à Algésiras, le contrôle documentaire et un tirage au sort afin d’identifier les 5% des expéditions qui devraient passer le contrôle physique à Perpignan avec une inscription au système d’information «Trace» (Trade Control and Expert System). Néanmoins, depuis janvier 2018, les autorités portuaires espagnoles effectuent l’ensemble des contrôles dans l’enceinte d’Algésiras. «Une requête sera envoyée à l’EACCE pour demander que l’Espagne procède à la mise en application de cet accord bilatéral avec la France», annonce Abdelfattah Baâlla, président de l’AMCOM.

Le transit time rallongé
En effet, le contrôle physique d’un camion au port d’Algérisas qui traite quotidiennement un très grand flux de marchandises, nécessite environ 4 heures alors que cette opération à Perpignan s’effectue en 1 heure grâce aux moyens mis en place au marché de Saint-Charles qui est la porte d’entrée des fruits et légumes marocains à l’UE, avec près de 450.000 tonnes dont 259.821 tonnes de tomates en 2016-2017 dédouanées et commercialisées depuis Perpignan. Par contre, en cas de contrôles sévères, notamment en termes de dépotage, scanner et contrôle analytique, le camion peut accuser une journée de retard à Algésiras. Mais du côté marocain, le défi a été d’octroyer plus de 200 certificats phytosanitaires par jour pendant la saison d’export des primeurs, ce qui a poussé le comité de coordination des primeurs, constitué d’unités de conditionnement, à confier à l’AMCOM et l’entité régionale de l’ONSSA la mise en œuvre d’un plan d’action pour l’amélioration du système de délivrance des certificats phytosanitaires.

Deux annexes pour la délivrance de certificats phytosanitaires
Concrètement, deux annexes de proximité pour la certification phytosanitaire à l’export ont été installées à Chtouka Aït Baha, première zone primeuriste au Maroc (à Biougra et Aït Amira). Ces bureaux permettent la délivrance de 40% des certificats et évitent aux stations de conditionnement de se déplacer au service de la protection des végétaux d’Agadir (SPV), sis à Aït Melloul et difficilement accessibles en raison de l’embouteillage sur les routes. Parallèlement, une application informatique a été mise en ligne entre les conditionneurs, le SPV d’Agadir et ses annexes. Cet outil, lancé récemment, permet la saisie intelligente, en temps réel, des demandes et l’édition par les inspecteurs de l’ONSSA des CP préétablis. En chiffres, du 20 mars au 4 avril, l’application a édité d’environ 3.000 certificats phytosanitaires pour toutes les destinations. «Ce plan d’action a généré des retombées directes sur des stations de conditionnement en termes de dématérialisation partielle de procédures et un gain en termes de fraîcheur de produits périssables», explique Abdelfattah Baâlla, président de l’AMCOM. Avant d’ajouter que «la profession a contribué financièrement à cette opération alors que l’ONSSA a instauré une permanence pour fluidifier les opérations d’export». Par ailleurs, l’ambition des professionnels table actuellement sur une permanence de 24/24 tout au long de la semaine avec le renforcement des moyens humains.

13 Avr 2018

L’agrégation agricole en débat à Marrakech

La ville de Marrakech a abrité, ce mercredi 4 avril, un séminaire national sur l’agrégation agricole, sous le thème « L’union fait la force agricole ».

Ce séminaire, présidé par le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, a rassemblé 350 participants du secteur agricole: chambres d’agriculture, fédérations professionnelles et interprofessions, agrégateurs actuels et potentiels, institutions financières et d’assurance, départements ministériels concernés ainsi que des organismes internationaux et bailleurs de fonds.

« Le système d’agrégation, qui a prouvé son efficacité, représente l’avenir du secteur agricole au Maroc », a souligné le ministre à cette occasion.

« Quelque 49.000 agriculteurs marocains sont actuellement agrégés et bénéficient de tous les avantages de ce modèle novateur d’organisation des agriculteurs octroyés par l’Etat dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) », a-t-il ajouté.

Et de noter que 200.000 autres agriculteurs travaillent avec ce système sans être agrégés et sans bénéficier des subventions de l’Etat. « C’est cette frange qui est visée par les stratégies du ministère », a-t-il encore expliqué, appelant à encourager les investisseurs à intensifier le recours à ce modèle novateur d’organisation des agriculteurs, qui permet de soutenir notamment les petits agriculteurs possédant 1 à 2 hectares.

Organisé par l’Agence pour le développement agricole (ADA), ce rendez-vous a pour objectif de faire le bilan de la situation actuelle de l’agrégation agricole, de sensibiliser les acteurs et de présenter un dispositif pratique et des mesures opérationnelles pour enclencher l’accélération et la dynamisation de la mise en place de projets d’agrégation réussis.

En amont de cet événement, l’ADA a lancé des concertations avec les acteurs du secteur, pour recueillir leur évaluation de la situation actuelle.

L’ADA a ainsi présenté les principales recommandations recueillies et qui portent principalement sur:

  • – la révision des critères et des normes d’éligibilité pour certaines filières,
  • – la proposition de nouveaux modèles d’agrégation tels que des projets autour de plates-forme de commercialisation,
  • – la proposition de nouvelles filières de production pour l’agrégation,
  • – l’assouplissement de la procédure d’approbation des projets d’agrégation et de la procédure d’octroi des subventions,
  • – la mise en place de nouvelles incitations spécifiques à l’agrégation agricole.

Cet évènement a également été l’occasion de présenter des témoignages émanant des expériences menées par plusieurs agrégateurs, d’écouter l’avis et la vision des représentations et associations professionnelles, ainsi que celui des institutions financières et d’assurance.

L’agrégation permet aux agriculteurs de contourner les difficultés liées à la taille des exploitations agricoles. Elle permet aux agrégés de tirer profit des techniques modernes de production, de financement et d’accès aux marchés intérieurs et extérieurs. Pour leur part, les agrégateurs assurent l‘approvisionnement de leurs unités agro-industrielles par des produits de qualité, avec une traçabilité assurée.

29 Mar 2018

Moins d’eau pour la même quantité de tomates ? C’est possible

En réduisant de moitié la quantité d’eau d’irrigation, la qualité commerciale, nutritionnelle et fonctionnelle des tomates serait conservée


A l’heure où les ressources planétaires en eau diminuent comme peau de chagrin, notamment à cause de l’agriculture qui a un impact sur leur état quantitatif et qualitatif, des experts de la Faculté de pharmacie et de l’Ecole technique supérieure d’ingénierie agricole (Etsia), affiliée à l’Université de Séville ont fait une découverte majeure concernant la culture du deuxième « légume » le plus consommé au monde, la tomate et plus précisément, deux variété de tomates cerises ainsi que neuf de ses variétés automnales et printanières.
A travers une étude parue à Food Chemistry, une revue scientifique bimensuelle spécialisée dans le domaine de la chimie et de l’alimentation, et relayée par le site web hortitecnews.com, ce groupe de scientifiques montrent qu’en réduisant de moitié la quantité d’eau d’irrigation dans les cultures de tomates, la qualité de celles-ci, à la foi commerciale, nutritionnelle et fonctionnelle serait conservée, et même mieux, le produit connaîtrait une augmentation de la teneur en caroténoïdes, des composés bioactifs qui jouent un rôle important dans la nutrition et la santé, car plusieurs sont des provitamines A, et certains présentent aussi des activités anti-cancer et antioxydantes
Cette technique surnommée «L’irrigation à déficit contrôlé» pourrait représenter une aubaine pour un pays comme le Maroc. Car d’une part, le Royaume est classé dans le Top 20 des pays les plus touchés par le stress hydrique, et d’autre part, la culture de tomate est l’une des plus prédominantes de l’agriculture marocaine, dont les exploitations sont divisées en trois types : primeurs, sous serre ou en plein champ, tomates de saison ou tomates industrielles. D’ailleurs, c’est la culture maraîchère la plus importante avec 18 642 ha pour une production annuelle d’environ 1,3 million de tonnes.
Dans les faits, la technique se traduit par la réduction autant que possible de l’irrigation, notamment au stade le plus résistant. Une réduction accompagnée de l’augmentation de l’approvisionnement en eau, à proportion que les plantes commencent à être plus sensibles au stress «Il ne s’agit pas d’utiliser la moitié de l’eau, mais d’effectuer une étude sur l’état hydrique de la plante et, si elle est bien consciente de ses besoins, d’irriguer la culture de manière appropriée au moment optimal», a indiqué Mireia Corell, professeur de sciences agroforestières, via la même source.
Ces conclusions sont le résultat d’une étude de trois ans et renforce la faisabilité et l’application de cette nouvelle technique d’irrigation, laquelle met également en lumière d’autres bien faits, à commencer par ceux dont profiteront les différents producteurs qui tireront avantage de cette méthode innovante dans l’aspect hydro-durable, puisqu’elle leur permettra d’optimiser et de réduire au maximum leur consommation aussi bien énergétique qu’hydrique. Et puis, à travers le prisme du consommateur, c’est un produit encore plus respectueux de l’environnement qui leur sera offert, valorisé par une meilleure qualité nutrionnelle, symbolisée notamment par l’abondance de caroténoïdes.
En somme, ce sera du gagnant-gagnant. Et les agriculteurs marocains seraient bien inspirés de s’y pencher, surtout les producteurs dans la région Souss-Massa de Tomate primeurs, dédiée à l’exportation vers l’Union européenne, la Russie ou encore le Canada. Et pour cause, la région est fortement assujettie à un appauvrissement inquiétant de la nappe phréatique, d’où la réalisation d’une unité mutualisée de dessalement de l’eau de mer à Chtouka pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable de la région Souss-Massa.

29 Mar 2018

Café tomate 2018: Du nouveau matériel prometteur pour les principaux segments du marché

Malgré un temps pluvieux et l’alerte météo de ce 1er Mars, plusieurs dizaines de professionnels de la tomate sous serre ont répondu présent à l’invitation de l’équipe Atlantic Breeder pour le Café Tomate 2018.

Ce rendez-vous annuel, était l’occasion pour la société de montrer les nouveautés de son portefeuille tomates Seminis et De Ruiter aux producteurs du souss.
Les variétés qui ont suscité le plus d’intérêt auprès des producteurs sont Mexico 86 pour le calibre 3, Edmundo pour le calibre 2 et Zirconyta pour la cerise ronde. Le porte-greffe Balancefort a pour sa part, attiré l’attention des techniciens qui ont pu observer ses caractéristiques distinguées.

En effet, Balancefort est le premier venu au Maroc de la nouvelle génération de porte-greffe De Ruiter. Il se caractérise par un effet génératif qui donne à la plante un port très ouvert et qui permet une gestion plus facile d’une culture vigoureuse. Balancefort, apporte également une amélioration de la protection contre les nematodes. Il répond ainsi aux besoins des producteurs de la zone dont le niveau de maîtrise technique n’a cessé de s’améliorer ces dernières années.

Edmundo, la nouveauté calibre 2 distribuée par Agrosem, apporte également son lot de valeur ajoutée. “Coloration rouge intense, calibre et forme intéressants et réguliers sont les principales caractéristiques de cette variété qui offre en plus un potentiel élevé de production” précise Rafik Jaadouni, responsable TD qui a suivi Edmundo sur plusieurs années avant de la sélectionner pour le Maroc.

L’autre grande vedette de la journée était la toute nouvelle cerise ronde Zirconyta qui a été Sélectionnée dans l’objectif de proposer une meilleure solution aux producteurs de ce segment technique et très exigeant en termes de qualité et shelf-life. “En plus de son excellent package de résistances et sa grande tolérance à l’éclatement, Zirconyta possède des qualités gustatives intéressantes. Les exportateurs peuvent expédier ce produit vers les destinations les plus lointaines en toute sérénité grâce à son exceptionnelle conservation” nous dit Nabil Bouroumi responsable commercial.

13 Mar 2018

Voici les 11 accords de coopération signés entre le Maroc et le Qatar

Le chef du gouvernement a coprésidé ce lundi la 7e session de la haute commission mixte maroco-qatarie. A cette occasion 11 accords et mémorandums d’accords portant notamment sur les secteurs de l’agriculture et du commerce ont été signés par les deux pays.
Dans le sillage du dîner officiel offert par le roi Mohammed VI la veille, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani et son homologue qatari ont coprésidé, ce lundi la 7e session de la commission mixte maroco-qatarie.


Une rencontre concrétisée par la signature de 11 accords et mémorandum d’accord portant sur divers secteurs comme l’agriculture, le commerce, le transport, le logement, la finance, l’éducation, les médias, la jeunesse et l’artisanat.

La rencontre a constitué une occasion pour « procéder à l’évaluation du bilan de la dernière session », « prospecter les opportunités de coopération », « examiner les sujets d’intérêt commun » et « se concerter et échanger sur un certain nombre de questions régionales et internationales », indique un communiqué publié à l’issue des travaux.

A quelques semaines de la présentation du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara, le conflit régional a également été évoqué lors de cette rencontre. Le gouvernement qatari a notamment renouvelé son soutien à la proposition d’autonomie marocaine. De même, les hôtes ont félicité le roi Mohammed VI pour son rôle de « renforcement des bases du développement durable en Afrique et d’appui des bases de paix et de sécurité dans le continent ».

Les travaux de cette haute commission ont été ponctués par la signature des textes suivants:

  • Un mémorandum d’accord pour l’entraide agricole;
  • Un mémorandum d’accord pour la création d’une commission interministérielle mixte s’intéressant au commerce;
  • Un mémorandum d’accord dans le secteur du logement;
  • Un mémorandum d’accord pour la coopération pour l’échange d’expériences en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme entre l’Unité de traitement des informations financières marocaines et l’Unité des information financières qatarie;
  • Un protocole d’accord pour la mise en place et la qualification des cadres des compagnies aériennes et des aéroports entre l’Académie internationale Mohammed VI de l’aviation civile et la Faculté des sciences d’aviation qatarie;
  • Un protocole en matière de gestion et de contrôle des institutions financières, complémentaire au mémorandum d’accord entre Bank Al Maghrib et la Banque centrale du Qatar;
  • Le 6e programme exécutif de coopération d’éducation, d’enseignement, d’art et de culture de 2018 à 2020;
  • Le programme exécutif de l’accord de coopération industrielle 2018-2022;
  • L’accord de coopération en matière d’artisanat;
  • Le deuxième programme exécutif de coopération pour la jeunesse pour l’année 2018 et 2019;
  • Le quatrième programme exécutif pour la coopération médiatique.

13 Mar 2018

Dialogue social: les commissions sectorielles se réuniront mardi 13 mars

Les différents partenaires sociaux se réuniront l’après-midi du mardi 13 mars dans le cadre des commissions sectorielles, apprend-on de source syndicale.


Les réunions préparatoires du dialogue social se poursuivent. Médias24 apprend de sources syndicales que les trois commissions qui ont été validées par les différents partenaires sociaux, la semaine dernière, pour préparer le terrain au nouveau round du dialogue social se réuniront le mardi 13 mars dans l’après-midi:

  • La commission «Amélioration des revenus» sera présidée par le directeur du cabinet du Chef de gouvernement et son conseiller Jamaâ El Mouâtassim.
  • La commission «Secteur public» sera présidée par le ministre de la Fonction publique Mohammed Benabdelkader,
  • La commission «Secteur privé» sera présidée par le ministre de l’emploi Mohamed Yatim.

Elles discuteront entre autres sujets, « l’augmentation générale des salaires et des pensions, la hausse du SMIG, l’impôt sur le revenu, les allocations familiales, ainsi que d’autres indemnités… », avance une source syndicale.

13 Mar 2018

Agriculture: la Banque mondiale accorde au Maroc un prêt de 200 millions de dollars

Le Maroc et la Banque mondiale ont signé, jeudi à Rabat, un accord de prêt de 200 millions de dollars visant à renforcer les chaînes de valeur agroalimentaires et à améliorer les performances du secteur agricole.

Signé par le ministre de l’Economie et des Finance Mohamed Boussaid et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte Marie Francoise Marie-Nelly, cet accord a pour objectif de renforcer le pilier II du Plan Maroc Vert à travers l’amélioration de la compétitivité de l’industrie agroalimentaire et le renforcement de sa valeur ajoutée.

Le but est également de renforcer les fédérations interprofessionnelles des filières agrumes et olive en leur apportant un appui technique et financier afin d’en faire des plateformes ouvertes pour la coordination interprofessionnelle et le dialogue public-privé dans l’objectif de développer leur chaîne de valeur. L’accord ambitionne aussi d’intégrer les petits et moyens producteurs dans un marché agroalimentaire exigeant et en forte croissance à travers l’intensification des investissements dans les installations de transformation des aliments, en coopération avec le Fonds de développement agricole.

Il vise aussi à moderniser la gestion des nouveaux marchés de gros et à améliorer l’accès à des informations sur les cours du marché grâce aux technologies de l’information et de la communication afin d’accroitre l’efficience et la transparence des marchés dans le secteur des fruits et légumes. L’amélioration de la sécurité alimentaire et l’adoption des normes qualitatives et de systèmes de certification, outre le soutien de l’innovation dans le secteur de l’industrie agroalimentaire à travers la création de deux centres qui proposent des services destinés à favoriser le développement technique et commercial des PME désirant s’orienter vers l’industrie de transformation des aliments figurent également parmi les objectifs visés par cet accord.

07 Mar 2018

Dialogue social: le gouvernement espère conclure un accord avant le 1er mai

Le gouvernement reprend contact avec les centrales syndicales et le patronat, avec pour objectif d’arriver à un accord social avant le 1er mai prochain. Des réunions ont eu lieu ce lundi 5 mars.

Le chef du gouvernement Saadeddine Elotmani et ses équipes ont démarré, ce lundi 5 mars, un nouveau round du dialogue social, en organisant des réunions individuelles avec les différents partenaires sociaux.

Au cours de la matinée, le gouvernement s’est réuni avec l’UMT et la CDT. Le chef de l’exécutif a reçu dans l’après-midi, l’UGTM et l’UNTM. La rencontre prévue avec la CGEM suivra « certainement » dans les prochains jours. « Aucune date n’est fixée pour le moment », nous précise une source proche du dossier au sein du patronat.

Qu’est-il attendu de ces réunions? « C’est une reprise de contact avec les quatre syndicats les plus représentatifs », nous explique une source à la primature. Le gouvernement cherche à mettre tout le monde d’accord sur une méthodologie de travail qui permettra d’éviter les situations de blocage comme par le passé.

Le chef de l’exécutif et ses équipes proposent l’instauration de trois commissions thématiques. « La première sera chargée de discuter de sujets concernant l’amélioration du revenu, la deuxième s’occupera des dossiers relatifs au secteur public et la dernière étudiera les dossiers liés au secteur privé »», nous révèle une source gouvernementale.

Une idée que les syndicats ont contestée auparavant, en accusant « ces commissions d’être une perte de temps et d’énergie car elles sont pilotées par des N-1 sans pouvoir décisionnel ».

Changeront-ils d’avis? Il est prématuré de répondre à cette question car les réunions se poursuivent. Mais ce qui est certain, c’est que le gouvernement entame ce nouveau round du dialogue social avec la ferme « volonté de le réussir », assure notre source gouvernementale. « Nous sommes en train de négocier avec eux la méthodologie de travail. L’objectif est de nous mettre d’accord sur un séquencement clair qui nous mènera vers un accord-cadre tripartite (gouvernement-syndicats-CGEM) échelonné sur les trois années à venir », confie notre interlocuteur.

Le gouvernement espère accélérer la cadence des négociations pour « que les premiers fruits soient visibles avant le mois de mai prochain pour la classe ouvrière, tout en continuant de débattre de sujets qui nécessitent plus de temps ». Elotmani souhaite conclure, au mois d’avril, un accord qui couvrira les trois prochaines années.

07 Mar 2018

Rencontre Bourita-Köhler: le Maroc n’acceptera pas de nouveau processus du type Ross ou Baker

Ce mardi 6 mars, rencontre Bourita-Köhler à Lisbonne. Avec un timing, un lieu, un contexte, très intéressants à décrypter.
Le ministre marocain des Affaires étrangères ne s’est pas rendu à Berlin où l’avait invité Horst Köhler, envoyé personnel pour le Sahara du secrétaire général de l’ONU. La rencontre entre les deux diplomates aura finalement lieu ce mardi 6 mars. Mais ni la date, ni le lieu ne sont ceux choisis par Köhler.

L’envoyé personnel avait convié le “polisario“ et le Maroc ainsi que les deux pays voisins, Algérie et Mauritanie, en tant que parties intéressées ou concernées, pour les mois “de janvier ou février“. En fait, une telle rencontre risquait d’être un épisode ressemblant à tant d’autres rounds précédents et qui n’avaient mené à rien. Ce fut le cas avec Christopher Ross, et ses 9 rencontres stériles, voire négatives, qui n’ont pas fait avancer la solution d’un iota. Et avant lui, James Baker. C’était à chaque fois présenté comme un processus, sans que l’on sache où on allait ni quel pourrait être le point d’arrivée.

Tout indique, à l’aune d’une analyse fine, que la séquence qui commence marque un changement majeur dans l’approche marocaine.

L’actuelle séquence commence avec l’arrivée au Maroc de Hörst Kohler le 15 octobre 2017, nouvel envoyé personnel du SG de l’ONU. Köhler est reçu le 17 octobre par le Roi. Il affirme à ses interlocuteurs marocains qu’il est venu en mode d’écoute.

Le 6 novembre suivant, à l’occasion du traditionnel discours de la Marche Verte, le Chef de l’Etat lui répond publiquement, en rappelant ce que le Maroc acceptera et ce que le Maroc ne pourrait jamais accepter :

– Premièrement: aucun règlement de l’affaire du Sahara n’est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, ni en dehors de l’Initiative d’autonomie, dont la communauté internationale a reconnu le sérieux et la crédibilité.
– Deuxièmement: les expériences passées devraient permettre de méditer sur une évidence: le problème n’est pas tant de trouver une solution à cette affaire, mais plutôt d’arriver à définir le processus à suivre pour y parvenir. Il appartient, donc, aux parties à l’origine de ce conflit monté de toutes pièces, d’assumer pleinement leur responsabilité dans la recherche d’un règlement définitif ;
– Troisièmement: le plein respect des principes et fondamentaux retenus par le Conseil de Sécurité pour le traitement de ce conflit régional artificiel; l’organe onusien étant, de fait, la seule instance internationale chargée de superviser le processus de règlement; et
– Quatrièmement: le refus catégorique de tout dépassement, de toute tentative de porter atteinte aux droits légitimes du Maroc et à ses intérêts supérieurs, de toute proposition obsolète visant à écarter le plan de règlement des paramètres référentiels retenus, de l’insertion abusive d’autres sujets, lesquels sont traités par des institutions compétentes.

Depuis ce discours, toutes les positions ultérieures du Maroc s’inscrivent dans cette grille définie par le Chef de l’Etat.
Car voici ce qu’impliquent les propos du Roi:

-il n’y aura pas de processus, il n’y aura pas de démarrage, si on ne connaît pas le point d’arrivée. Le processus n’est pas une fin en soi.
-L’Algérie doit être présente dans le tour de table de tout processus.
-L’affaire concerne l’ONU et l’ONU seulement, ni UE, ni UA. Il n’y aura pas de processus si l’ONU entend impliquer d’autres acteurs. L’ONU n’a pas le leadership de cette question, il en a la responsabilité exclusive.
-Köhler, c’est uniquement la recherche d’une solution politique juste, durable et acceptable. En aucun cas, il ne peut y avoir interférence dans des domaines tels que les ressources naturelles ou un monitoring des droits de l’Homme.

C’est donc là que réside l’explication quant au choix de la date et du lieu. Le Maroc a certainement voulu espacer les rencontres de Berlin (auxquelles il n’a pas assisté) et de Lisbonne, où il sera seul. Il marque ainsi ses distances à l’égard de tout processus non maîtrisé. On peut également se demander si le choix de Lisbonne n’est pas fortement symbolique: c’est la ville de Guterres, secrétaire général de l’ONU.

C’est l’ONU qui a l’exclusivité du dossier. A travers le Conseil de sécurité d’abord, lequel mandate le secrétaire général. Ce dernier qui a en charge une multitude de dossiers, désigne un envoyé personnel. Ce dernier est un facilitateur, pas un négociateur. Un facilitateur dans la recherche d’une solution politique, avec des paramètres définis précédemment par le Conseil de sécurité.

L’ONU lui-même est un cadre où les problèmes sont traités. Il ne règle pas les problèmes mais gère la recherche de solutions.

On peut donc parier que ce mardi, c’est Bourita qui sera en mode “écoute“ de l’envoyé personnel qui est censé avoir des choses à dire.

Le planning à venir prévoit un briefing sur le Sahara au conseil de sécurité de l’ONU ; où Köhler doit présenter ses idées. Fin avril, il présentera son premier rapport. Avec Ross, le rapport de fin avril était attendu comme un enjeu. Cette année, le Maroc a des raisons d’être plus serein. Sa position est plus forte et plus ferme.

06 Mar 2018

Bruxelles: Nassir Bourita s’entretient avec Federica Mogherini

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a eu, vendredi 23 février à Bruxelles, un entretien avec la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini.

«Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des contacts réguliers avec les responsables européens par rapport à un partenariat solide multidimensionnel et par rapport à des échéances qui sont importantes pour ce partenariat», a déclaré Nasser Bourita à l’issue de cette entrevue qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne, Ahmed Réda Chami.
Cet entretien a également été l’occasion d’échanger sur d’autres questions régionales et internationales, a ajouté le ministre.